Iran : Raid violent des gardiens de la prison d’Evine dans le quartier 7, couloir 5, et passages à tabac des détenus

Par
Secrétariat du CNRI
Situation catastrophique et corruption généralisée à la prison de Lakan à Racht
Le 26 juillet, lors d’un raid violent, les gardiens de la prison d’Evine ont fait irruption dans le hall 5 du quartier 7. Ils ont frappé les prisonniers et pillé leurs effets personnels, notamment des bagues, des chapelets, des vêtements et des cigarettes. Cette attaque a été menée sous la supervision directe d’agents notoires tels que Youssefi, adjoint chargé de la santé à Evine (ancien chef de la brigade n° 2 de la prison de Fashafouyeh), Mohammadi, directeur interne de la prison, et Mahmoudi, chef de l’aile.
Les conditions de vie et d’hygiène à Evine sont extrêmement précaires. Le magasin de la prison vend des articles aux détenus à des prix exorbitants et refuse de leur fournir des factures. Les détenus n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates et, en raison de l’infestation de souris, de punaises de lit et d’autres nuisibles, les maladies de peau telles que la gale sont très répandues. Les autorités pénitentiaires refusent de séparer les condamnés pour des crimes différents. Afin d’exercer une double pression sur les détenus politiques, elles les placent dans les mêmes quartiers que les criminels violents et les délinquants de droit commun.
C’est un principe fondamental : le régime iranien n’abandonnera jamais son programme nucléaire, ni la guerre ni le terrorisme, et il ne mettra jamais fin aux arrestations, ni aux exécutions ni aux violations incessantes des droits humains. Cependant, il ne tiendra pas face aux… pic.twitter.com/gHd8g5osSH
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) July 30, 2026
Par ailleurs, la corruption financière systématique et les détournements de fonds commis par les gardiens et les agents du régime à la prison de Lakan, à Racht, ainsi qu’au sein de l’Organisation des prisons de la province de Guilan, ont considérablement aggravé les conditions de vie des détenus. À la suite de la nomination d’un agent notoire, Hamid Voskoui, à la tête de l’Organisation des prisons de Guilan, les détournements de fonds du budget pénitentiaire et des dons caritatifs se sont considérablement intensifiés, rendant la vie des détenus encore plus insupportable.
À la prison de Lakan, la ration de produits d’hygiène allouée aux détenus — notamment brosses à dents, dentifrice, shampoing, lessive et produits d’entretien essentiels tels qu’eau de Javel et acide chlorhydrique — a été supprimée. À la place, ces articles sont vendus aux détenus à un prix plusieurs fois supérieur à leur coût réel dans le magasin de la prison. De plus, la ration de pain des détenus a été réduite de moitié, les obligeant à acheter le reste au magasin. Extorquer d’énormes sommes d’argent aux détenus en échange de droits fondamentaux tels que les permissions de sortie et la libération conditionnelle est devenu une pratique courante.
La Résistance iranienne appelle une nouvelle fois les Nations unies, ses organes compétents et toutes les organisations internationales de défense des droits humains à se pencher sur la situation catastrophique qui règne dans les prisons du régime des mollahs. Elle réitère son appel en faveur de l’envoi d’une mission internationale d’enquête chargée de se rendre dans les prisons iraniennes et de rencontrer les détenus, en particulier les prisonniers politiques.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 31 juillet 2026