Des parlementaires italiens publient une déclaration majoritaire condamnant les exécutions en Iran et soutenant le plan de transition du CNRI

Une majorité de membres du Sénat et du Parlement italiens a exprimé son soutien au plan de transition du CNRI vers un Iran démocratique — juillet 2026
Par
Mahmoud Hakamian
Une majorité de membres de la Chambre des députés et du Sénat italiens a signé une déclaration commune condamnant le recours accru des autorités iraniennes aux exécutions politiques et exprimant son soutien à la proposition du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) concernant la mise en place d’un gouvernement provisoire.
https://x.com/Maryam_Rajavi_F/status/2077726567115927900
Les signataires ont fait part de leur profonde inquiétude face aux récentes exécutions de prisonniers que les autorités iraniennes ont associés à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ou à une participation aux manifestations nationales. Ils ont relevé que le chef du pouvoir judiciaire du régime avait appelé à une accélération de l’exécution des peines capitales, y voyant la confirmation que la peine de mort est utilisée comme un instrument de répression politique. Les parlementaires ont qualifié d’injustifiable le silence de la communauté internationale et ont exhorté les Nations unies ainsi que leurs États membres à agir immédiatement pour faire cesser les exécutions et protéger les prisonniers politiques.
La déclaration reconnaît que les manifestations du peuple iranien témoignent d’une aspiration à une république démocratique, rejetant aussi bien la dictature religieuse actuelle qu’un retour à la monarchie. Elle salue l’initiative du CNRI visant à former un gouvernement provisoire chargé d’organiser des élections libres dans un délai de six mois, sur la base du plan en dix points présenté par Maryam Radjavi. Les parlementaires italiens ont qualifié le soutien à ce programme et au leadership de Mme Radjavi d’étape nécessaire vers la démocratie, la stabilité et la paix dans la région. Allocution devant la Commission des droits de l’homme du Sénat italien
Selon le texte, le plan s’articule autour d’élections libres et équitables, de la séparation de la religion et de l’État, de l’égalité des sexes, de l’abolition de la peine de mort, de la protection des droits des minorités et d’un Iran dénucléarisé, attaché à des relations pacifiques. Les signatures recueillies ont été remises sous forme de recueil à Mme Rajavi par des parlementaires italiens, notamment le vice-président de la Chambre Fabio Rampelli ainsi que les sénateurs Marco Scurria et Giulio Terzi.
Cette déclaration s’inscrit dans le cadre d’une activité parlementaire européenne plus large concernant le bilan de l’Iran en matière de droits de l’homme et le recours aux exécutions à l’encontre d’opposants politiques. Les législateurs ont souligné que le changement politique en Iran devait être porté par le peuple iranien par des moyens démocratiques plutôt que par une intervention militaire étrangère, faisant valoir qu’une transition fondée sur les élections, les droits de l’homme et l’État de droit contribuerait à une plus grande stabilité en Iran et dans l’ensemble du Moyen-Orient.