Des opérations coordonnées des Unités de la Résistance défient la dictature cléricale iranienne durant la troisième semaine de juillet

Chabahar, sud-est de l’Iran – Un grand portrait du Guide suprême abattu, Ali Khamenei, brûle lors d’une action de protestation enflammée menée par les Unités de la Résistance de l’OMPI/MEK, en mai 2026. (Image améliorée et redimensionnée par Grok)
Par
Farid Mahoutchi
Un aperçu hebdomadaire des activités des Unités de la Résistance de l’OMPI ou MEK à travers l’Iran, du 11 au 18 juillet 2026, révèle une intensification significative de la contestation intérieure coordonnée, ébranlant l’emprise du pouvoir clérical. Alors que le régime tentait d’exploiter les funérailles de son Guide suprême abattu pour afficher sa force, la Résistance iranienne a lancé une vaste campagne — s’étendant sur plusieurs villes — de sabotages, de manifestations publiques et de grèves coordonnées dans les prisons, afin de tirer parti du vide de pouvoir grandissant. L’étendue géographique de ces opérations — allant des zones frontalières agitées du sud-est aux corridors industriels du centre et à la capitale — met en lumière les avancés des la résistance. Tandis que le régime traverse une transition tumultueuse vers Mojtaba Khamenei, l’ampleur de cette résistance populaire révèle un appareil sécuritaire peinant à contenir une population qui perçoit de plus en plus l’élite au pouvoir comme étant profondément vulnérable.
17 juillet 2026
À Zahedan, les Unités de la Résistance ont bravé d’imposants cordons de sécurité pour organiser des manifestations de rue très visibles, défiant directement la théocratie et rejetant fermement toute idée de restauration monarchique. Les militants ont exprimé leur soutien au classement du CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) sur la liste des organisations terroristes et ont souligné la grande faiblesse politique de Mojtaba Khamenei, dont la succession reste contestée par près de la moitié de l’Assemblée des experts. Brandissant des pancartes rejetant les dictateurs, qu’ils portent une couronne ou un turban, les manifestants ont affirmé que la population gardait une mémoire indélébile des exécutions cautionnées par l’État et ont exigé l’instauration d’une république démocratique.
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14 juillet 2026
La contestation a profondément pénétré le système pénitentiaire : les détenus politiques ont marqué la 129e semaine de la campagne « Les mardis contre les exécutions », en lançant des grèves de la faim coordonnées dans 58 établissements pénitentiaires différents. Cette résistance interne au sein des prisons a été amplifiée par des actions de soutien clandestines et coordonnées menées par les unités de résistance de l’OMPI à travers Nain, Téhéran, Karaj, Sari, Ispahan, Chiraz, Machhad, Behbehan, Kermanchah, Babol, Gorgan, Zabol et Zahedan, témoignant d’un réseau organisationnel sophistiqué et d’envergure nationale que l’appareil de renseignement s’est révélé totalement incapable de démanteler.
10 juillet 2026
En opposition directe aux cérémonies funéraires hautement militarisées organisées par l’État pour Ali Khamenei, les unités de résistance ont mené 40 opérations coordonnées contre le régime. À Téhéran, Ispahan, Babol, Yazd et Arak, des militants ont incendié d’immenses panneaux de propagande à l’effigie de Rouhollah Khomeini, Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei et Qassem Soleimani. Des frappes cinétiques ont également visé les infrastructures de sécurité : des attaques incendiaires ont frappé un centre de commandement du Bassidj (lié au CGRI) à Karaj, un poste du Bassidj chargé de la surveillance des étudiants à Zahedan, un panneau d’affichage du ministère du Renseignement à Doroud, une installation d’espionnage à Khorramabad et un siège administratif gouvernemental à Aligoudarz. Parallèlement, des graffitis hostiles au régime et des pancartes en soutien à l’Armée de libération nationale se sont multipliés à Machhad, Shahin Shahr, Sari, Gorgan, Rasht, Hamadan, Kermanchah, Boroujerd et Chiraz.
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Les informations recueillies en interne confirment que les cérémonies funéraires du régime n’étaient qu’une mise en scène militaire coercitive ; plus de 70 % des participants y ont été contraints sous la menace de licenciement ou de suppression des aides sociales, des fonctionnaires du Kurdistan ayant notamment été acheminés par bus vers Téhéran et Qom sous une pression extrême. La panique structurelle du régime a culminé avec l’annulation soudaine du cortège funèbre télévisé dans la capitale, contraignant les autorités à évacuer le cercueil par hélicoptère. Cette vulnérabilité a été accentuée par de profondes fractures internes, illustrées de manière flagrante par l’exclusion délibérée d’anciens présidents influents des cérémonies officielles réservées aux dignitaires.
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Les événements de cette semaine illustrent un régime pris au piège d’une impasse existentielle profonde, prouvant sans équivoque que la stratégie de Téhéran, fondée sur la terreur intérieure et l’intensification des exécutions, s’est retournée contre lui. L’ampleur géographique et la précision tactique de ces opérations font voler en éclats le vernis d’invincibilité totalitaire que l’élite cléricale tente désespérément de projeter auprès de la communauté internationale. En recourant à une extorsion pure et simple pour orchestrer des foules lors des funérailles tout en affrontant simultanément des actes de sabotage coordonnés dans des dizaines de villes, Mojtaba Khamenei entame son leadership dans une position d’extrême fragilité, totalement dépourvu de légitimité interne. En fin de compte, l’expansion de ces réseaux clandestins démontre que la terreur d’État ne suscite plus une peur systémique, mais accélère au contraire l’inévitable règlement de comptes interne pour une autocratie fracturée.