Montée des pressions sur les prisonnières politiques à Evine et situation tragique des détenus du soulèvement à Ghezel-Hessar

Par
Secrétariat du CNRI
Dans le cadre de la montée des pressions sur les prisonnières politiques à la prison d’Evine de Téhéran, les autorités carcérales ont coupé les communications téléphoniques de plusieurs d’entre elles, notamment Shiva Esmaïli, Marzieh Farsi, Forough Taqipour, Zahra Safa’i, Elaheh Fouladi, Golrokh Iraee et Sakineh Parvaneh.

Shiva Esmaïli
Shiva Esmaïli, âgée de 60 ans, a été arrêtée à Téhéran en mars 2023 et condamnée à dix ans et six mois de prison.
Marzieh Farsi, 59 ans, a été arrêtée à Téhéran en août 2023 et condamnée à six ans de détention.
Forough Taqipour, 32 ans, a été arrêtée pour la deuxième fois à Téhéran en août 2023 et condamnée à six ans de prison.

Forough Taqipour

Golrokh Iraee
Golrokh Iraee a été arrêtée en octobre 2022 et condamnée à six ans de prison. Elle avait déjà été arrêtée en novembre 2016 et avait passé six années en détention avant d’être de nouveau arrêtée peu après sa libération.
Sakineh Parvaneh a été arrêtée en avril 2023 et condamnée à six ans de prison. Elle avait également été arrêtée en février 2020 et avait passé trois ans en détention.

Zahra Safa’i
Zahra Safa’i, âgée de 63 ans, a été arrêtée en septembre 2023 et condamnée à cinq ans de prison. Incarcérée pour la troisième fois, elle avait déjà passé huit ans en prison dans les années 1980 pour son soutien à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

Elaheh Fouladi
Elaheh Fouladi a été arrêtée en décembre 2023 et condamnée à cinq ans d’emprisonnement.
Par ailleurs, les détenus du soulèvement de janvier 2026, incarcérés dans les quartiers 35 et 37 de l’unité 3 de la prison de Ghezel-Hessar, sont privés des droits et des équipements les plus élémentaires. Nombre d’entre eux souffrent de blessures graves ainsi que de fractures aux bras, aux jambes, au visage et aux dents. Ils sont entassés dans ces quartiers dans des conditions de promiscuité extrême, sans bénéficier du minimum d’installations sanitaires et de moyens de subsistance nécessaires.
Le quartier 37, qui abrite environ 200 détenus, est soumis à une chaleur accablante et ne dispose d’aucun système de climatisation. L’approvisionnement en eau y est en outre interrompu la majeure partie de la journée. Les geôliers exercent des pressions sur les prisonniers en leur imposant de financer eux-mêmes l’achat d’eau acheminée par camion-citerne.
A Chiraz, Milad Sajadian, 32 ans, ancien prisonnier politique, a été arrêté. Pour protester contre son arrestation, il a entamé une grève de la faim. Au bout de sept jours, il a été hospitalisé avant d’être transféré à la prison d’Adel-Abad de cette ville. Les autorités pénitentiaires l’ont récemment déplacé vers un lieu inconnu. Aucune information n’est actuellement disponible concernant son sort ou son lieu de détention. Il avait déjà été arrêté en janvier 2022 puis en septembre 2023 et avait passé trois ans en prison sous l’accusation de soutien à l’OMPI.
La Résistance iranienne condamne une nouvelle fois avec fermeté le durcissement de la répression contre les prisonniers politiques, en particulier les femmes détenues à Evine et les prisonniers du soulèvement à Ghezel-Hessar. Elle réclame l’envoi de la mission internationale d’établissement des faits de l’ONU dans les prisons iraniennes ainsi que la possibilité pour celle-ci de rencontrer les détenus, notamment les prisonniers politiques et les femmes.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 juin 2026