ActualitésIntérieur du pays

Un 64e jour du soulèvement jalonné de manifestations lors de funérailles dans diverses villes

Un 64e jour du soulèvement jalonné de manifestations lors de funérailles dans diverses villes

A Mahabad, l’enterrement du martyr du soulèvement Azad Hosseinpour, tué la veille par les pasdarans, a réuni des milliers d’habitants dans Jardin Ferdous.

Par
Secrétariat du CNRI

Soulèvement en Iran – N°140

Dans la matinée du vendredi 18 novembre, 64e jour du soulèvement, les funérailles et commémorations des martyrs du soulèvement ont eu lieu à Izeh, Mahabad, Tabriz, Semirom, Kamiyaran, Boukan, Sanandaj et Qazvine. Les milliers de personnes qui y assistaient ont fustigé Khamenei et appelé au renversement du régime. Diverses villes de la province du Sistan-Baloutchistan ont manifesté après la prière du vendredi en scandant « à bas Khamenei ».

 

À Izeh, les funérailles du petit martyr de 10 ans Kian Pirfalak, devenu symbole de l’oppression de la nation et de la brutalité du régime des mollahs, s’est déroulée avec une foule impressionnante. Les gens scandaient : « miliciens du Bassidj, pasdarans, vous êtes notre Daech », « Khamenei Zahak (tyran légendaire), on va t’envoyer sous terre ». Les Iraniens du Lorestan ont posté sur les réseaux sociaux « ignoble Khamenei, nous les Lors, nous vengerons le martyr Kian Pirfalak ». Lors de ses funérailles, la mère de Kian a raconté comment des agents de sécurité et en civil ont mitraillé leur voiture.

 

Au même moment, les habitants d’Izeh ont organisé les obsèques d’Artine Rahmani, 14 ans, tué par les pasdarans le 16 novembre à Izeh. La foule nombreuse a entonné le chant traditionnel « mère, mère, c’est le temps de la guerre » suivi des slogans « à bas Khamenei » et « à bas tout le régime ».

 

A Tabriz, les funérailles de la jeune martyre Aylar Haghi ont eu lieu au cimetière de Vadi Rahmat avec les slogans « c’est l’année du sacrifice, on va renverser Seyed Ali [Khamenei]». Aylar avait 23 ans et étudiait la médecine à Tabriz. Elle a été tuée dans la manifestation nocturne du 16 novembre. Les forces répressives et les voltigeurs à moto de la police ont brutalement chargé les funérailles d’Aylar, mais les gens ont répliqué et scandé « nous sommes tous des Aylars, venez vous battre et nous vous combattrons », « à coups de canon, de char ou de mitraille, que les mollahs aillent au diable », « je tuerai celui qui a tué ma sœur », « de l’argent pour des agents et des agents pour tuer » et « c’est l’année du sacrifice, on va renverser Seyed Ali [Khamenei] ».

A Semirom, les funérailles des martyrs du soulèvement, Morad Bahramian, Moslem Houshingui et Ali Abbasi, tués par les pasdarans lors des manifestations du 16 novembre, se sont déroulées en présence d’une foule imposante. La foule a scandé « notre vie nous appartient, l’injustice et l’oppression ça suffit » et « canon, char et mitrailleuse ne servent plus à rien, dites à ma mère qu’elle n’a plus de fils », « je jure sur le sang de [l’Imam] Ali de renverser Seyed Ali [Khamenei] ».

A Mahabad, l’enterrement du martyr du soulèvement Azad Hosseinpour, tué la veille par les pasdarans, a réuni des milliers d’habitants dans Jardin Ferdous. Les gens scandaient « à bas Khamenei », « Kurdes, Baloutches, Azeri, liberté, égalité », « Kurdistan, Kurdistan, cimetière des fascistes ». Après la cérémonie, la population a bloqué les rues en allumant des feux. Les agents ont attaqué la population avec des gaz lacrymogènes. Mais les gens se sont battus et ont fait fuir les agents.

Toujours à Mahabad, la cérémonie funéraire d’un autre martyr du soulèvement, Mohammad Ahmadi Gaguesh, s’est déroulée en présence d’une foule compacte. Les gens ont manifesté dans les rues après la cérémonie. Les forces répressives ont ouvert le feu et tirer des gaz lacrymogènes, les filles héroïques de Mahabad ont détruit et incendié un centre de la milice du nom de base Ansar de la résistance du Bassidj.

Les habitants de Kamiyaran ont commémoré leur martyr Fouad Mohammadi en se rendant sur sa tombe dans le village de Mavian. Boukan a enterré son martyr Ghafour Moloudi, abattu par des agents le 17 novembre.

Près de Sanandaj, au village de Nanaleh, après la prière du vendredi, les gens sont allés sur la tombe d’Aram Habibi, enterré hier, en scandant « à bas le dictateur ». Dans la ville de Sepidar, les gens se sont rendus sur la tombe de Navid Afkari, champion de lutte et martyr du soulèvement de novembre 2019, et ont honoré sa mémoire en criant « à bas Khamenei ». A Qazvine, la troisième cérémonie du martyr du soulèvement Sepehr Esmaili s’est tenue en présence d’une foule nombreuse qui scandait « toutes ces années de crimes, à bas la dictature religieuse ».

Aujourd’hui, dans diverses villes de la province du Sistan-Balouchistan, comme Zahedan, Saravan, Chabahar, Khash, Iranshahr, Taftan, Ashar, etc., une multitude de fidèles après la prière du vendredi ont manifesté en scandant « à bas Khamenei », « Khamenei assassin, son régime est illégitime », « à bas la milice du Bassidj », « à coups de canon, de char ou de mitraille, que les mollahs aillent au diable » et « je tuerai celui qui a tué mon frère ». Dans certaines parties du Baloutchistan, comme Sarkour et Jakigor, les gens ont bloqué les routes de transit en allumant des feux. Des agents répressifs ont tiré sur les gens à Iranchahr. Des jeunes de Khash ont brisé un tableau de Qassem Soleimani.

La nuit dernière, de jeunes insurgés à Qom ont brulé un séminaire des mollahs, et à Bandar Abbas, ils ont incendié la permanence d’un député du régime avec des cocktails Molotov. A habitants de Torghabeh, les gens ont mis le feu à une grande banderole de Khamenei.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 novembre 2022

 

 

Un 64e jour du soulèvement jalonné de manifestations lors de funérailles dans diverses villes

Bouton retour en haut de la page