ActualitésL’Opposition iranienne

Belgique : 120 députés apportent leurs soutiens à un Iran laïc et démocratique

Belgique : 120 députés apportent leurs soutiens à un Iran laïc et démocratique
Le Palais de la Nation à Bruxelles, siège du Parlement fédéral belge

Le Palais de la Nation à Bruxelles, siège du Parlement fédéral belge
Par
Shamsi Saadati

Manifestant un fort consensus entre les partis, 120 députés du Parlement fédéral et des législatures régionales belges ont signé une déclaration commune en faveur d’un avenir laïc et démocratique pour l’Iran. Les signataires, issus de divers horizons politiques et linguistiques, ont exprimé leur profonde inquiétude face à la recrudescence des exécutions et des violations des droits humains perpétrées par la dictature cléricale, et ont exprimé leur ferme soutien à une république fondée sur le pluralisme, l’égalité des sexes, l’abolition de la peine de mort et la séparation de la religion et de l’État.

Cette initiative intervient à un moment charnière, après une guerre de 12 jours qui a mis en évidence l’impact destructeur des conflits par procuration et de la belligérance régionale de Téhéran. Si la violence s’est apaisée, les signataires avertissent que les causes profondes de l’instabilité restent sans réponse.

Gérard Deprez, ministre d’État et représentant du Comité belge des parlementaires pour un Iran démocratique, a souligné qu’une paix véritable et un changement durable ne résulteront ni d’une intervention militaire étrangère ni d’une politique d’apaisement continue envers le régime. Au contraire, la déclaration soutient ce que le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) appelle depuis longtemps la « troisième option » : rejeter l’ingérence étrangère et la complaisance envers le régime, en faveur d’un changement démocratique impulsé par le peuple iranien et sa résistance organisée.

La déclaration affirme « le droit du peuple iranien et de ses unités de résistance à lutter pour un changement de régime et à affronter les Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ». Elle salue également la vision démocratique du CNRI, telle qu’exposée dans le Plan en dix points de Maryam Radjavi, qui appelle à un Iran non nucléaire, attaché à la coexistence pacifique, à la gouvernance démocratique et à l’égalité des droits.

Le 18 juillet, renforçant cette position, le Parlement fédéral belge a adopté une résolution – à la quasi-unanimité – exhortant l’UE à désigner le CGRI comme organisation terroriste, à renforcer les sanctions contre le régime iranien et à exiger la libération des prisonniers politiques.

Le message des législateurs belges est sans équivoque : l’avenir de l’Iran doit être déterminé par son peuple, et le soutien international doit être orienté vers sa lutte pour une transformation démocratique.

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