Maryam Akbari Monfared libérée au bout de 17 ans en Iran

Par
Secrétariat du CNRI
Maryam Akbari Monfared a été libérée après avoir passé 17 ans en prison en Iran, dont trois ans ajoutés à sa peine. Mère de trois enfants, elle avait été arrêtée et incarcérée à Téhéran lors des manifestations de décembre 2009.
Les chefs d’accusation retenus contre Maryam Akbari Monfared étaient les suivants :
participation à des émeutes, atteinte à la sécurité nationale, propagande contre l’État et «guerre contre Dieu » en raison de son appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Elle avait été condamnée à 15 ans de prison.

Sa principale « faute », en tant que prisonnière politique depuis 2013, a été de réclamer justice pour les martyrs. Trois frères et une sœur de Maryam Akbari Monfared figurent au nombre des membres de l’OMPI exécutés par le régime. Ses frères, Alireza et Gholamreza, ont été exécutés en 1981 et 1985, et sa sœur Roghieh, ainsi qu’un autre frère, Abdolreza, ont été exécutés à l’été 1988 lors du massacre des prisonniers politiques restés fidèles à leurs convictions.

Même selon les propres lois du régime des mollahs, Maryam Akbari Monfared aurait dû être libérée il y a trois ans. Or, en janvier 2024, alors que sa peine de 15 ans touchait à sa fin, une nouvelle affaire a été montée de toutes pièces contre elle. Elle a été inculpée de « propagande contre l’État », de «rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », de « diffusion de fausses informations », d’«outrage au Guide suprême » et d’« incitation à troubler l’ordre public ». Elle a ensuite été condamnée à trois ans supplémentaires, ainsi qu’à l’exil interne et à la confiscation de ses biens.
Maryam Akbari Monfared a purgé sa peine dans les prisons d’Evine, de Semnan et de Qarchak. Au cours de ses 17 années de détention, elle n’a bénéficié d’aucun jour de permission de sortie.
La commission des Femmes du CNRI appelle toutes les organisations internationales de défense des droits humains et des droits des femmes, ainsi que les institutions compétentes des Nations Unies, à prendre des mesures immédiates pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier des femmes.
Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 avril 2026
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