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Le journal Thawra dénonce l’ingérence iranienne en Syrie par le biais de cellules du Hezbollah

Capture d’écran du site web du journal Thawra présentant un article du 28 mars 2025 sur l’ingérence iranienne en Syrie

Le journal Thawra dénonce l’ingérence iranienne en Syrie par le biais de cellules du Hezbollah
Selon un article publié par le journal syrien Thawra le 28 mars 2025,

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la rédaction

Selon un article publié par le journal syrien Thawra le 28 mars 2025, le ministère syrien de l’Intérieur a lancé une opération de répression visant les cellules du Hezbollah opérant dans la région de Sayyidah Zainab, près de Damas. La Direction de la sécurité rurale de Damas, via son compte sur la plateforme « X » le 27 mars, a déclaré que les cellules arrêtées préparaient des « opérations criminelles » visant à déstabiliser la région. Les médias syriens ont diffusé des images montrant les forces de sécurité appréhender trois individus au cours de l’opération.

Le rapport souligne l’escalade des tensions entre le régime iranien et les autorités syriennes. Il mentionne que le ministère syrien de la Défense a récemment accusé des agents du Hezbollah d’avoir infiltré le territoire syrien, tuant trois soldats de la nouvelle armée syrienne. Cet incident survient dans un contexte de surveillance croissante de l’influence de Téhéran en Syrie, qui perdure depuis le début du conflit syrien en 2011.

Thawra précise que le régime iranien a eu recours à la fois à l’intervention militaire directe et à des forces mandataires comme le Hezbollah pour maintenir son emprise stratégique en Syrie pendant de nombreuses années. Si le Hezbollah a activement participé à des opérations telles que la bataille de Qousseir en 2013, la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), dirigée par Qassem Soleimani, a joué un rôle essentiel dans le soutien au régime d’Assad par le biais d’entraînements militaires, d’opérations de renseignement et de répression active des manifestations anti-régime.

L’article souligne également que l’implication du régime en Syrie s’étend au-delà du Hezbollah. Le rapport cite l’intervention directe des forces du CGRI dès le début du conflit, affirmant que le CGRI avait perdu plus de 2 100 combattants en mars 2017. De plus, Thawra accuse l’Iran de soutenir l’utilisation d’armes chimiques par le régime d’Assad, faisant notamment référence aux attaques de la Ghouta en 2013, qui ont fait des centaines de morts parmi les civils. Le rapport affirme que l’Iran, aux côtés de la Russie et du Hezbollah, a fourni un soutien crucial à ces opérations militaires.

Selon le rapport, la frontière entre la Syrie et le Liban est devenue un corridor essentiel pour les activités illicites du Hezbollah, notamment le trafic d’armes et de drogue, activités qui seraient menées avec la coordination et le soutien de l’Iran. Cette frontière de 375 kilomètres a été le théâtre d’un conflit croissant ces derniers mois, de nombreux rapports faisant état de l’implication du Hezbollah dans des opérations transfrontalières.

Le rapport Thawra conclut en soulignant que l’ingérence continue du régime iranien en Syrie – que ce soit par une intervention militaire directe ou par l’intermédiaire de forces mandatées comme le Hezbollah – demeure un problème majeur affectant la stabilité et la sécurité régionales. La répression des cellules du Hezbollah à Sayyidah Zainab souligne les tensions persistantes entre Téhéran et Damas quant à l’étendue de l’influence iranienne dans la région.

Depuis le soulèvement de 2011, le régime clérical iranien mobilise non seulement les forces du CGRI, mais aussi les brigades Zeynabiyoun et Fatemiyoun en Syrie. Cette mobilisation était apparemment justifiée par la nécessité de préserver le lieu saint de Sayyidah Zainab des menaces présumées des insurgés salafistes et sunnites. Cependant, des rapports indiquent que le nouveau gouvernement syrien a depuis pris en charge la sauvegarde et l’entretien du site chiite, suite à la chute du régime Assad.

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