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Iran : Grèves et manifestations des infirmières, les agriculteurs et des cultivateurs

Iran : Grèves et manifestations des infirmières, les agriculteurs et des cultivateurs
Par

Sedighe Shahrokhi

Les manifestations et les grèves se sont poursuivies le mercredi 21 août 2024 dans tout l’Iran, alors que les infirmières, les agriculteurs et les agriculteurs se sont rassemblés dans plusieurs villes et villages pour exiger de meilleures conditions de travail, des salaires équitables et des services essentiels. Ces manifestations élargies reflètent le mécontentement croissant face à la gestion désastreuse de l’économiques le régime iranien.

À Rasht, Téhéran et Tabriz, les infirmières se sont rassemblées devant des institutions médicales clés, notamment l’Université des sciences médicales de Gilan et le ministère de la Santé, pour exiger des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail. Ces manifestations font partie d’un mouvement national qui a vu les professionnels de la santé de tout le pays descendre dans la rue. À Ispahan, les manifestants ont scandé : « Criez pour vos droits ! » Les manifestations ont continué, tandis qu’à Marivan, les infirmières de l’hôpital Fajr ont rejoint le mouvement malgré les mesures répressives du régime. À Ahvaz, les infirmières se sont rassemblées devant l’université des sciences médicales Jondi Shapur, et à Dehdasht et Kermanshah, des rassemblements similaires ont eu lieu devant les universités locales des sciences médicales, signe d’un front uni parmi les professionnels de la santé.

 

Ces manifestations durent depuis près de deux semaines, et la persistance des infirmières souligne la profondeur de leurs griefs. Malgré les efforts du gouvernement pour réprimer ces manifestations, celles-ci n’ont fait que prendre de l’ampleur, les médias d’État admettant que le secteur infirmier est « au bord de la crise ».

Pendant ce temps, à Kermanshah, les producteurs de blé sont descendus dans la rue. Les producteurs de blé se sont rassemblés devant le gouvernorat provincial pour protester contre le non-paiement par le gouvernement de leurs récoltes livrées, une situation qui laisse de nombreux producteurs lutter pour survivre. Il s’agit de la deuxième manifestation des producteurs de blé ces derniers jours, ce qui met en évidence la négligence continue de leurs besoins par les autorités. Dans le même temps, les habitants du village de Kandoleh ont protesté contre les coupures d’eau, exigeant que le régime réponde à leurs besoins fondamentaux en eau propre et accessible.

À Ispahan, frustrés par les graves pénuries d’eau qui menacent leurs moyens de subsistance, les agriculteurs ont continué leur protestation. L’inaction du gouvernement n’a fait qu’attiser leur colère, ce qui a conduit à des manifestations prolongées alors que les agriculteurs cherchent des solutions immédiates à la crise de l’eau.

Pour ajouter à la tension, les autorités de Golbahar, dans la province du Khorasan Razavi, ont réprimé les entreprises, fermant 13 magasins pour non-respect des lois strictes du régime sur le code vestimentaire. Cette action fait partie d’une campagne plus vaste du régime visant à imposer le port obligatoire du hijab, une politique visant en grande partie à étouffer la contestation, en particulier chez les femmes.

 

Les manifestations d’aujourd’hui font partie d’une vague de mécontentement plus large qui balaie l’Iran, alors que les citoyens de divers secteurs exigent de plus en plus non seulement des réformes, mais des changements fondamentaux dans la façon dont leur pays est gouverné. Les tentatives du régime pour réprimer ces mouvements n’ont fait qu’intensifier la détermination des manifestants, signalant une crise croissante pour laquelle le gouvernement n’a pas de solution durable.

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