Iran : Manque d’informations sur 5 prisonniers politiques condamnés à mort pour appartenance à l’OMPI

Iran : Manque d’informations sur 5 prisonniers politiques condamnés à mort pour appartenance à l’OMPI
Par
Secrétariat du CNRI
Les partisans de l’OMPI à Cologne, en Allemagne, protestent contre les exécutions en Iran et demandent la libération des prisonniers politiques — 9 août 2025
– Situation incertaine de Bijan Kazemi après 7 mois de torture dans les quartiers 241 et 209 et dans une maison sécurisée à Qom.
– Confirmation par la Cour suprême du régime de la peine de mort de la prisonnière politique Sharifeh Mohammadi, militante kurde.
– Appel international à une action urgente pour sauver les prisonniers politiques dans le couloir de la mort
Neuf jours après le transfert de cinq prisonniers politiques condamnés à mort – Vahid Bani Amerian, Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Akbar Daneshvarkar et Seyed Mohammad Taghavi – de la prison de Fashafouyeh à celle de Ghezel Hessar, il n’existe aucune information fiable sur leur état de santé. Visites et contacts avec les familles ont été interrompus.
Ce samedi 16 août 2025, les familles de ces prisonniers se sont à nouveau rendues à la prison de Ghezel Hessar pour obtenir des informations sur leurs proches et demander à les rencontrer. Mais les gardiens ont déclaré que ces cinq détenus, sur ordre du ministère du renseignement, doivent être maintenus en quarantaine à Ghezel Hessar et qu’il est interdit de les contacter ou de leur rendre visite.
Ces prisonniers ont été condamnés à mort en décembre 2024 pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) », « rassemblement et collusion contre la sécurité » et « soulèvement armé contre le gouvernement » par la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par Iman Afshari. Le vendredi 8 août 2025, lors du transfert de la prison de Fashafouyeh à celle d’Evine, ils ont été battus, séparés des autres détenus, et transférés à Ghezel Hessar.
Aujourd’hui, une nouvelle a été publiée sur la confirmation de la condamnation à mort de la prisonnière politique kurde Sharifeh Mohammadi. Le journal gouvernemental Sharq, citant son avocat, a écrit que la section 39 de la Cour suprême du régime avait confirmé sa peine capitale.
La situation incertaine de Bijan Kazemi après sept mois de torture dans les quartiers 241 et 209 et dans une maison sécurisée à Qom se poursuit. Le 6 août 2025, la section 5 du parquet a émis un ordre de libération sous caution de 4 milliards de tomans à son égard. Cependant, bien que ses proches aient pu rassembler cette caution exorbitante, le pouvoir judiciaire, agissant sur ordre du ministère du renseignement, a jusqu’à présent refusé de le libérer. Bijan Kazemi, arrêté le 19 janvier 2025, continue d’être soumis à de sévères restrictions de communication et à une interdiction de visite.
La Résistance iranienne appelle à une action urgente le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, de son Haut-Commissaire et de sa Rapporteuse spéciale ainsi que des organisations internationales de défense des droits de l’homme. Elle leur demande d’intervenir pour sauver les prisonniers politiques dans le couloir de la mort. Elle les exhorte à envoyer une mission d’enquête internationale visiter les prisons iraniennes et rencontrer les prisonniers.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 aout 2025