Iran : Exécution des Moudjahidine du peuple Babak Alipour et Pouya Ghobadi

Par
Secrétariat du CNRI
• Le pouvoir judiciaire des mollahs : ils étaient armés, ont attaqué le ministère du Renseignement et soutenaient les Moudjahidine du peuple dans le but de renverser le régime
• Maryam Radjavi : Ces exécutions témoignent de la peur du régime face au peuple et son soutien aux unités de résistance ; ces effusions de sang mettront une fin définitive au régime
À l’aube de ce mardi 31 mars 2026, Babak Alipour et Pouya Ghobadi, deux courageux Moudjahidine du peuple, ont été exécutés à la prison de Ghezel Hessar par le fascisme religieux au pouvoir en Iran et ont rejoint l’éternité. Babak, âgé de 34 ans, juriste, avait été arrêté en janvier 2024. Il avait déjà été arrêté en novembre 2018 à Racht pour ses liens avec l’Organisation des Moudjahidines du peuple (OMPI) et avait passé quatre ans en prison. Pouya Ghobadi, âgé de 33 ans, ingénieur en électricité, avait été arrêté en mars 2024. Il avait lui aussi été arrêté à deux reprises auparavant.
À l’aube de ce mardi 31 mars 2026 en Iran, #BabakAlipour et #PouyaGhobadi, deux héroïques Moudjahidine du peuple, ont été exécutés à la prison de Ghezel Hessar par le fascisme religieux et ont rejoint l’éternité. L’exécution barbare de ces courageux Moudjahidine du peuple… pic.twitter.com/SmBpVXZdZX
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) March 31, 2026
En décembre 2024, ils avaient été condamnés à mort, aux côtés de Mohammad Taqavi, Akbar Daneshvarkar, Abolhassan Montazer et Vahid Bani Amerian, après des mois d’interrogatoires et de torture, pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran », par le juge Iman Afshari, président de la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Hier, Mohammad Taqavi et Akbar Daneshvarkar ont aussi été exécutés.
Le pouvoir judiciaire des mollahs a déclaré aujourd’hui : « Babak Alipour et Pouya Ghobadi faisaient partie des éléments armés de l’Organisation des Moudjahidine et des ennemis à l’intérieur du pays, ayant participé à de nombreuses opérations terroristes à Téhéran. Ils attaquaient des centres sensibles et des lieux publics à l’aide d’armes à projectile (lanceurs) (…) Babak Alipour, après coordination organisationnelle et des contacts avec des éléments opérationnels, a tiré avec quatre lanceurs sur le bâtiment d’un organe du pays, dont seulement deux ont fonctionné (…) Dans la maison d’équipe où Babak Alipour se trouvait, du matériel pour fabriquer des dispositifs explosifs a été découverts (…) Avec d’autres dont Mohammad Taqavi et Akbar Daneshvarkar, il a également attaqué l’entrée du ministère du Renseignement avec un lanceur. Pouya Ghobadi a participé à de multiples opérations et mené diverses actions contre la sécurité du pays ».
Le pouvoir judiciaire des mollahs a retenu contre eux les accusations de « rébellion armée (baghi) par participation directe à de multiples actions terroristes, usage d’armes à projectile, appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple, actions de nuisance efficaces en soutien aux Moudjahidine dans le but de renverser le régime » (agence Mizan, 31 mars 2026).
Lundi, l’OMPI a annoncé que « dans la soirée du dimanche 29 mars, au moment du transfert des Moudjahidine du peuple Mohammad Taqavi et Akbar Daneshvarkar pour leur exécution, une unité anti-émeute a attaqué le quartier des prisonniers politiques de la section 4 de Ghezel Hessar et les a transférés en cellules d’isolement. Quatre Moudjahidine du peuple condamnés à mort – Babak Alipour, Vahid Bani Amerian, Abolhassan Montazer et Pouya Ghobadi – figuraient parmi les détenus violemment agressés et battus. Aucune information n’est disponible sur leur situation et leur vie est plus que jamais en danger. Depuis le matin du lundi 30 mars, toutes les communications des prisonniers politiques de la section 4 avec leurs familles ont été coupées ».
Je salue la mémoire des deux héros Mohammad Taqavi et Akbar Daneshvarkar, Moudjahidine du peuple d’Iran, qui ont été exécutés par la dictature religieuse. Pendant une longue période, ces prisonniers politiques ont résisté à la torture et aux pressions, et ont tenu leur engagement… pic.twitter.com/xc5uiIyuWt
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) March 30, 2026
Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que l’exécution barbare de ces courageux Moudjahidine du peuple témoigne de la peur et de l’impuissance du régime des mollahs face à la colère populaire et du soutien que réserve la population aux unités de résistance et à l’Armée de la liberté.
Elle a ajouté que ces exécutions criminelles, en pleine guerre étrangère, constituent un aveu clair du régime que son principal ennemi est le peuple iranien et sa résistance. Mais ces effusions de sang sans limite ne resteront pas sans réponse de la part des jeunes insurgés et des combattants de la liberté qui mettront définitivement fin à ce régime inhumain.
Saluant la mémoire de ces Moudjahidine du peuple restés fidèles à leurs convictions, Mme Radjavi a déclaré que Babak Alipour, Pouya Ghobadi, Mohammad Taqavi et Akbar Daneshvarkar sont de nos jours des modèles exemplaires de sincérité et de sacrifice, et que leurs noms demeureront à jamais dans l’histoire de l’Iran. Des hommes courageux qui n’ont cédé à aucune torture ni pression et qui sont restés fidèles à leur engagement jusqu’au bout.
Maryam Radjavi a appelé l’ONU, ses pays membres et l’ensemble des défenseurs des droits humains à condamner ce crime atroce et à agir d’urgence pour sauver les prisonniers Moudjahidine du peuple et autres résistants actuellement dans le couloir de la mort. Elle a souligné que le moment est venu de prendre des mesures concrètes et efficaces, telles que la fermeture des ambassades et l’expulsion des diplomates-terroristes et des agents du régime.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 31 mars 2026