Exécution du prisonnier politique sunnite Kamran Sheikheh après 15 ans de détention

Secrétariat du CNRI
23 exécutions en une semaine en Iran
Appel international à une action immédiate pour sauver les condamnés à mort
La machine à tuer de Khamenei a accéléré après la présidentielle en Iran. Ce matin, jeudi 25 juillet, Kamran Sheikheh, prisonnier politique sunnite âgé de 40 ans, a été pendu à la prison d’Oroumieh après 15 ans de détention. Le 1er juin dernier, il avait été transféré de la prison de Ghezel-Hessar de Karadj à la prison de Mahabad avant d’être envoyé, il y a environ 15 jours, à la prison centrale d’Oroumieh.
Kamran, ainsi que 6 autres compatriotes sunnites, avaient été arrêtés lors du soulèvement de décembre 2009 pour le meurtre de l’imam de Khamenei à la mosquée Khalifa-ye Rasheidine de la ville de Mahabad. Ils avaient ensuite été gravement torturés par les services de renseignement de la ville d’Oroumieh.
Ils avaient été condamnés à mort en mars 2016 par le mollah criminel Mohammad Moqisseh (Nasserian) et en juin 2018 par le juge potence Salavati. En 2019, la Cour suprême des mollahs a confirmé ces condamnations. Avant lui, Anwar Khezri et Khosrow Basharat avaient été exécutés les 1er et 15 mai 2024, et Farhad Salimi, Davoudd Abdollahi, Ayoub Karimi et Qassem Abasteh avaient été exécutés les 23 et 2 janvier 2024 et le 5 novembre 2022 à la prison Ghezel Hessar de Karadj.
La semaine dernière, 23 prisonniers, dont 4 femmes, ont été exécutés dans les prisons de Zahedan, Adel-Abad de Chiraz, Parsilon de Khorramabad, Ghezel-Hessar de Karadj, Dizel-Abad de Kermanchah, Qom, Birjand, Bandar-Abbas et Oroumieh.
La Résistance iranienne appelle une fois de plus l’ONU et ses États membres, ainsi que l’Union européenne et ses États membres, à prendre des mesures urgentes pour stopper la machine à tuer des mollahs et sauver les condamnés à mort, en particulier les prisonniers politiques. Le silence et l’inaction vis-à-vis du parrain du terrorisme et des exécutions constituent une violation flagrante des valeurs des droits humain. Ce régime doit être mis au ban de la communauté internationale, le bilan de ses crimes soumis au Conseil de sécurité de l’ONU et ses dirigeants traduits en justice.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 juillet 2024