L’eurodéputé Auštrevičius critique la Commission des affaires étrangères pour l’invitation de Pahlavi

L’eurodéputé Petras Auštrevičius prend la parole lors d’une réunion au Parlement européen à Bruxelles le 22 avril 2026
Par
Shamsi Saadati
Le 22 avril 2026, lors d’une conférence au Parlement européen à Bruxelles consacrée aux exécutions en Iran, l’eurodéputé Petras Auštrevičius a plaidé pour un changement radical de la politique de l’UE à l’égard de Téhéran. Il a qualifié les tactiques de survie du régime de menace directe pour la paix en Europe, avertissant que les missiles de Téhéran pourraient bientôt atteindre les capitales européennes. Il a condamné le régime, le qualifiant d’entité criminelle ne respectant aucun traité, et a cité l’exécution récente de 15 prisonniers politiques comme preuve de son anarchie.
We have to fight not for oil and gas, but freedom of people and better future of Iran! #FreeIran https://t.co/wyONa1saCJ
— Petras Austrevicius (@petras_petras) April 23, 2026
Rejetant à la fois l’intervention militaire étrangère et la politique d’apaisement vouée à l’échec, il a soutenu que la solution résidait dans la reconnaissance des forces de changement organisées au sein du pays. M. Auštrevičius a notamment critiqué les tentatives de promotion de l’ancienne monarchie, affirmant que de telles initiatives ignorent les véritables aspirations démocratiques du peuple iranien. Il a conclu en exigeant que les Gardiens de la révolution soient placés sur liste noire et en identifiant le CNRI et son Plan en dix points comme la seule voie crédible vers un Iran libre et non nucléaire.
Voici le texte du discours de l’eurodéputé Petras Auštrevičius :
Madame Radjavi, chers collègues, Mesdames et Messieurs, bienvenue au Parlement européen. Depuis notre dernière rencontre, je me suis efforcé d’améliorer mon farsi. Alors, essayons. « Dar Parlaman-e Orupa khosh amadid ».
Je le prends comme un mérite. J’aimerais être meilleur, mais pas à pas, vous savez, le chemin vers la liberté est parfois plus long qu’on ne le pense. Apprendre une langue étrangère prend aussi des années. Mais, Mesdames et Messieurs, la situation en Iran n’est plus seulement une préoccupation pour les Iraniens, pour le peuple iranien. Elle nous concerne tous.
Discours à une réunion au Parlement européen
Conférence : Agir pour stopper les exécutions en IranSi l'Europe veut être efficace dans l'instauration de la paix et de la démocratie au Moyen-Orient, elle doit écarter toute sorte de complaisance avec le régime et se tenir aux… pic.twitter.com/Vw3AitTDLQ
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) April 22, 2026
La paix et la sécurité au Moyen-Orient, en Europe et au-delà, et même l’économie mondiale, sont liées à ce qui se passe actuellement en Iran. Les missiles des dirigeants de Téhéran pourraient bientôt atteindre de nombreuses capitales européennes, comme nous l’avons appris. Ce régime ne respecte aucun traité, aucun engagement, ni le droit international.
C’est un régime qui tue son propre peuple chaque jour et n’hésite pas à perpétrer des attentats terroristes contre nous. En l’espace d’un mois, il a exécuté, comme l’a si bien annoncé Madame Radjavi, 15 prisonniers politiques. Huit étaient membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran et sept étaient de jeunes manifestants qui ont joué un rôle important dans le soulèvement de janvier dernier.
.@petras_petras: To recognize and stand with the Iranian people, we must act differently. Inviting backers of the former Shah effectively turns our backs on the people of Iran and their desire for #freedom. We must not waste time with sessions against the interests of the Iranian…
— NCRI-FAC (@iran_policy) April 22, 2026
Contribuer à résoudre la menace que représente le régime iranien est notre devoir et notre intérêt commun, et non apporter une aide à une quelconque faction étrangère. Je ne le répéterai pas, mais je le répète : Mme Radjavi et ses collègues ont déjà affirmé que la question iranienne ne se résoudra ni par une guerre étrangère ni par l’apaisement.
Je suis convaincu depuis longtemps que le véritable changement ne peut venir que du peuple iranien, de son action, de sa résistance et de la résistance organisée de tous. Que pouvons-nous faire au Parlement européen ? Je crois que nous devons soutenir les forces du changement en Iran, nous devons les reconnaître.
Qui sont ces forces du changement en Iran ? C’est une question très rhétorique, parfois soulevée au Parlement européen. Lorsque nous organisons des auditions à la commission des Affaires étrangères et que nous invitons les partisans de l’ancien Shah et de son fils, nous tournons de fait le dos au peuple iranien. C’est évident.
Permettez-moi de dire franchement à mes collègues de la commission des Affaires étrangères : les séances qui se sont tenues récemment ont été bien loin des intérêts du peuple iranien et contraires à son aspiration à la liberté. Pour reconnaître, représenter et soutenir le peuple iranien, nous devons agir différemment et ne pas perdre de temps.
Merci.